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jeudi 9 octobre 2014

Top 5 d'Amérique du Sud

Coucou, 

Lors de nos rencontres en Amérique Latine, l'une des questions les plus fréquentes a été : "Qu'avez-vous le plus aimé ?". 
Bien qu'il soit quasiment impossible d'y répondre car la variété des endroits que nous avons visités ne permet pas facilement la comparaison, nous nous sommes lancés dans un petit jeu "Top 5". Le premier choix est celui d'Elise, le second, celui de Sylvain.


Top 3 Elise / Sylvain, pays :
1. Argentine / Idem
2. Pérou / Bolivie
3. Bolivie / Pérou


Top 5 Elise / Sylvain, villes et capitales :
1. Cuzco (Pérou) / Valparaiso (Chili)
2. Sucre (Bolivie) / Cuzco (Pérou)
3. Valparaiso (Chili) / Sucre (Bolivie)
4. Salta (Argentine) / Cuenca (Equateur)
5. Santiago (Chili) / Salta (Argentine)


Top 5 Elise / Sylvain, villages : 
1. El Chalten (Argentine) / Cachi (Argentine)
2. Carlos Pelegrini (Argentine) / El Chalten (Argentine)
3. Rurrenabaque (Bolivie) / Idem
4. Humahuaca (Argentine) / Carlos Pellegrini (Argentine)
5. Cachi (Argentine) / Iruya (Argentine)


Top 5 Elise / Sylvain, musées :
1. Musée des Tombes Royales du seigneur de Sipan (Lambayeque, Pérou) / Idem
2. Musée Larco (Lima, Pérou) / Idem
3. Musée du bi-centenaire (Buenos Aires, Argentine) / Musée des textiles (Sucre, Bolivie)
4. Musée de la mémoire (Santiago, Chili) / Idem
5. Musée de l'Inca (Cuzco, Pérou) / Musée du bi-centenaire (Buenos Aires, Argentine)


Top 5 Elise / Sylvain, nature et paysages :
1. Les chutes d'Iguazu (Argentine, Brésil) / La Patagonie (Argentine, Chili)
2. Le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez (Bolivie) / Les chutes d'Iguazu (Argentine, Brésil)
3. La Patagonie (Argentine, Chili) / Le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez (Bolivie)
4. La Cordillère Blanche (Huaraz, Pérou) / La vallée de Belen (Chachapoyas, Pérou)
5. L'île de Pâques (Chili) / La Cordillère Blanche (Huaraz, Pérou)


Top 5 Elise / Sylvain, lieux où observer des animaux :
1. Galapagos (Equateur) / Idem
2. Parc de Madidi Selva et Pampa depuis Rurrenabaque (Bolivie) / Idem
3. Les baleines à Puerto Lopez (Equateur) / Esteros del Ibera (Argentine)
4. Esteros del Ibera (Argentine) / Les baleines à Puerto Lopez (Equateur)
5. Ushuaia (Argentine) / Idem


Top 5 Elise / Sylvain, gastronomie :
1. La viande argentine (boeuf et mouton) accompagnée de vin rouge ! / Idem
2. Les empanadas / Les jus et salades de fruits sur les marchés en Bolivie
3. Le pisco sour / Les alforojes au nord du Pérou, deux sablés avec du dulce de leche au milieu
4. Le poisson grillé au barbecue dans les rues Puerto Ayora aux Galapagos / Idem
5. Les fruits exotiques (mangue, chirimoya, ananas, maracuya, tumbo...) / Le ceviche péruvien


Top 5 Elise / Sylvain, cultures ou sites archéologiques : 
1. Les Incas, Machu Pichu et la vallée sacrée (Sacsayhuaman, Moras, Ollantaytambo) / La culture Rapa Nui et les Moai de l'Ile de Pâques (Chili)
2. Les Mochicas avec leurs visages en céramique et les huacas (Trujillo, Pérou) / Idem
3. La culture Rapa Nui et les Moai de l'Ile de Pâques (Chili) / Les Incas, Muchu Pichu et la vallée sacrée (Sacsayhuaman, Moras, Ollantaytambo)
4. Les Chimus et leur capitale Chan Chan (Pérou) /  Les Chachapoyas avec les sarcophages dans la montagne et Kuélap (Pérou)
5. Les Chavins et le monolithe du Lanzon (Cordillère Blanche, Pérou) / Idem


Top 5 Elise / Sylvain, hébergements : 
1. Nothofagus B&B (El Chalten - Argentine) / Costa Azul (Valparaiso - Chili)
2. Costa Azul (Valparaiso - Chili) / Hosteria Alpaca Quilotoa (Equateur)
3. Hosteria Alpaca Quilotoa (Equateur) / Nothofagus B&B (El Chalten - Argentine)
4. Hôtel sur l'Isla del Sol (Bolivie) / Rusty-K hostal (Cafayate - Argentine)
5. Posada del Rio (Cuenca - Equateur) / Hôtel sur l'Isla del Sol (Bolivie)

Voilà pour ce dernier article sur l'Amérique du Sud. Nous changeons à présent de continent, direction l'Océanie !

A bientôt

lundi 16 juin 2014

Tupiza, première étape en Bolivie

Et bien ça y est, nous voilà arrivés à la seconde étape de ce grand voyage, la Bolivie !
Après un trajet de 7h en bus sur la magnifique route du nord, nous traversons la frontière à Villazon. Ici, pas de fouille comme pour passer au Chili, juste un petit papier d'immigration à remplir. 

Nous nous rendons au terminal de bus où nous nous faisons immédiatement alpaguer pour acheter nos billets. Le bus part dans 15 minutes (boliviennes). A voir tous les sacs, cartons et autres ballots de laine de lama à charger à bord du bus, nous sommes assez surpris qu'il puisse être dans les temps. Nous partirons plus d'une heure après en réalité. 
Le bus vaut le spectacle en soi, les gens ont encore autant de sacs dans les bras que ceux déjà déposés en soute. Beaucoup de dames portent la tenue traditionnelle : chapeau melon, 2 longues tresses nouées par des pompons, tablier, jupon avec froufrous derrière et tissu local très coloré porté sur le dos comme un ballot et chargé d'affaires ou bien d'un bébé.

Après 1h30 de route nous arrivons à notre première destination bolivienne, Tupiza, pour explorer le sud Lipez. Au terminal de bus, un petit bonhomme de 2/3 ans se jette dans les bras d'Elise. L'accueil commence bien ! :-) Il était sûrement intrigué de voir une dame blonde, peut-être pour la première fois.

Arrivés à l'auberge, les dueños nous proposent immédiatement des excursions, dont évidemment le Salar d'Uyuni. Nous opterons pour une balade à cheval dès le lendemain matin. Concernant le Salar, nous avions déjà repéré des agences sérieuses sur internet et préférons nous rendre en ville.
Le soir, il fait très froid, l'hôtel n'est pas chauffé, mais heureusement nous avons 4 couvertures chacun pour nous couvrir, et quelles couvertures ! Un énorme lion pour la couverture du dessus, et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. ;-) Une couverture rouge à énormes fleurs. Et pour finir un drap en polaire panthère pour Sylvain, assorti avec le drap housse et la taie d'oreiller évidemment,  et la version panthère des neiges pour Elise. Cela nous vaut un beau fou-rire ! (nous croisons les doigts pour ne pas en faire des cauchemars).

Notre hotel
Le lendemain matin, difficile de sortir de sous les couvertures avec le froid, mais la vue de la fenêtre est déjà splendide et cela nous donne hâte de découvrir le reste. Et nous ne serons pas déçus ! La balade à cheval se déroule tranquillement au milieu de paysages de quebrada, cheminées de fées et cactus.


Sylvain est tombé sur un cheval pas très motivé pour avancer et qui prend rapidement des airs de mule. Mais pas folle la bête, dès que le guide s'approche curieusement elle se met à avancer. Au retour, le rythme s'accélère un peu car nous faisons un peu de trot et même un passage au galop.


Le mercredi, nous partons pour un tour de 4 jours dans le Sud Lipez, région que nous avions hâte de découvrir. Nous avons trouvé 3 autres français pour compléter le 4x4.

Album photo par ici


mardi 10 juin 2014

La région sud de Salta

Bonjour à tous, 

Nous vous avions laissé après la visite du nord de Salta. Nous avons ensuite mis le cap au sud. Nous quittons les hauts plateaux désertiques de la puna et à peine quelques 100 km plus tard, on se retrouve sur une toute petite route sinueuse au milieu de la forêt tropicale, s'est assez déroutant...



Après avoir traversé et s'être perdus dans Salta, nous continuons vers Cafayate. La première moitié de la route présente peu d'intérêt, mais nous commençons à apercevoir les reliefs à l'horizon. Plus nous avançons et plus la roche devient rouge.



Les 80 km de route qu'il reste jusqu'à Cafayate sont une succession de canyons et de vallées de toute beauté.



Certains lieux sont particulièrement remarquables comme la "Garganta del Diablo" (et oui, encore...) et "el amphiteatro", formations rocheuses creusées par l'eau.

 La Garganta del Diablo

El amphiteatro

Nous quittons quelques minutes la voiture pour avancer au milieu d'un petit passage étroit entre les parois verticales de roche rouge. Des écriteaux expliquent que ce sont des lieux sacrés permettant de rentrer en contact avec l'inframonde. Les détritus qui jonchent le sol et les inscriptions sur la roche du type "Zezette aime Gigi" nous attristent... Malgré tout, je crois que c'est l'une des plus incroyables routes que nous ayons jamais emprunté.



Nous arrivons en fin de journée à Cafayate, petite ville agréable entourée de nombreuses vignes. Après une bonne nuit de repos dans une auberge fort sympathique, nous empruntons la mythique route 40 pour remonter vers le nord en direction de Cachi. Cette route est la plus longue d'Argentine, elle longe la cordillère des Andes depuis la Bolivie jusqu'à la Terre de Feu soit plus de 5 000 km... L'asphalte laisse la place à une piste et le paysage n'en finit plus d'être superbe...



Nous prenons successivement deux auto-stoppeurs locaux en cours de route. Les bus se font rares dans le coin, tout comme les voitures, ce qui leur promettait de longues heures d'attente.

Le soir, nous profiterons d'un bar à vin très agréable sur la place centrale de Cachi afin de fêter l'anniversaire de Sylvain. La musique est très bonne (blues/rock), le vin excellent et la pizza, même sans bougie, reste la meilleure que nous ayons mangée jusque là ! 

Le lendemain, après avoir discuté de la qualité de la piste à venir avec le gérant de l'auberge et acheter un sachet de coca pour atténuer le mal de l'altitude, nous reprenons la route (enfin la piste). Nous commençons à manquer de superlatif pour qualifier les paysages, une fois encore, c'est incroyablement beau !



 Le cero Cachi que l'on voit au loin avec son sommet enneigé culmine tout de même à plus de 6 000 mètres.



Après le petit village de la Poma, la route se met à monter raide et nous traversons quelques petits cours d'eau. A part deux femmes à dos de mules et leurs animaux, un renard et quelques lamas, nous ne croiseront absolument personne.



 La végétation se fait de plus en plus rare, les rus commencent à être gelés et la piste n'en finit plus de grimper.



Après une petite aventure avec la voiture qui reste coincée sur une plaque de glace pas assez épaisse pour supporter son poids, nous arrivons enfin au col, à 4 895 mètres soit plus haut que le Mont Blanc ! On est au dessus de l'Europe !!!



 Le vent souffle très fort et la température ne dépasse pas 1°C.



Nous redescendons ensuite sur l'autre versant où des hommes travaillent à l'entretien de la piste. Nous sommes obligés de faire une pause en attendant que le tractopelle ouvre la route en dégageant la butte qui nous fait face...



A nouveau en plein paysage de puna, nous déjeunons dans la peu sympathique ville de San Antonio de Los Cobres, à 3 800 mètres. Cette cité s'est développée grâce à l'exploitation minière, mais les crises successives dans ce secteur l'ont rendue un peu désertée et à l'abandon. Durant la route, nous avons croisé plusieurs fois les rails du train des nuages. Nous souhaitions aller admirer un impressionnant viaduc de la Polvorilla à 4 200 mètres d'altitude, mais la gendarmerie nous arrête et nous informe que la route est fermée pour travaux... déception. Peu enclin à passer la nuit à San Antonio, nous décidons finalement de redescendre sur Salta. La portion bitumée du chemin est superbe et la descente impressionnante ! Nous perdons près de 2 000 mètres d'altitude sur moins de 50 km, un paradis pour les cyclistes courageux ! ;-)



Nous avons encore la voiture pour deux jours donc, direction le parc El Rey pour se balader au milieu de la forêt et passer la nuit dans la voiture au milieu de la nature. La piste d'une cinquantaine de kilomètres pour atteindre le début des sentiers est longue et éprouvante, traversant de nombreux cours d'eau. Nous croisons fort les doigts pour ne pas noyer la voiture et cela doit fonctionner car ça passe sans souci. Malgré la présence de nombreux animaux comme des sangliers, des hurrons, des biches et de multiples oiseaux, le parc nous paraît un peu moins intéressant que les précédents. 



De retour à Salta, nous rendons la voiture avec de la boue jusqu'au milieu des portières. Le loueur vient voir le véhicule et l'on s'aperçoit alors que la plaque d'immatriculation avant a été volée... Il nous informe que la pratique est courante, les plaques sont juste vissées ici donc il suffit de quelques minutes pour la démonter. Son véhicule étant immobilisé pendant un moment et les démarches administratives étant longues, il nous faut le dédommager. Avec un peu de recul, on se dit que c'est sûrement ce qu'on pouvait nous voler de moins problématique comparé aux passeports, cartes bleues, sacs à dos, tablette...



Après une journée de repos bien méritée à Salta, nous voici en route pour la Bolivie. Nous y rentrons par le sud et serons à Tupiza cet après-midi, première étape du mois prévue dans ce nouveau pays. Nous gagnons une heure, nous aurons donc à présent 6h de décalage avec la France. 

Nous quittons l'Argentine après 5 semaines fantastiques. Ce pays nous a beaucoup plu. Les paysages splendides et variés, la lumière, la gentillesse des gens, la viande et le vin, les richesses culturelles, la facilité de voyager ont fait de cette première étape, un moment inoubliable !

A bientôt, de l'autre côté de la frontière !

Album photo par ici

jeudi 5 juin 2014

Le nord de Salta

Eglise San Francisco

Coucou, nous revoilà !

Nous avons bien digéré nos 18h de bus dans des sièges en (faux) cuir très confortables, finalement, ce n'était pas si éprouvant que cela semblait. 
Nous sommes dans le NOA (Nord ouest argentin), plus précisément à Salta, une grande ville, mais qui a un centre plein de charme et qui fait fortement penser à l'Andalousie. Le grand soleil ne gâche rien ! On s'y est sentis tout de suite à l'aise. Après avoir trouvé une chouette auberge pour passer la nuit, nous cherchons à louer une voiture. En effet, il est plus facile de visiter la région avec son propre véhicule. 



Une fois cette mission accomplie, nous visitons le musée archéologique de la haute montagne. Ce musée abrite trois enfants incas, âgés de 6, 7 et 16 ans et qui ont été offerts aux dieux. Ils ont été découverts il y a quinze ans, près du sommet du volcan Llullaillaco qui culmine à 6 739 mètres... Grâce aux basses températures et au manque d'oxygène, ils ont été parfaitement conservés. Un seul est exposé à la fois pour des questions de conservation, nous avons donc vu le petit garçon uniquement. On croirait qu'il est endormi, vraiment impressionnant. A l'instar des classes sociales élevées de l'époque, son crâne est déformé prouvant ainsi son haut rang. Nous n'avons ni photo ni film, rigoureusement interdits pour des questions de conservation. 

Après une nuit de repos, On the road again dans notre "Che vrolette" ! En route pour le nord le long de la Quebrada de Humahuaca. A l'aller, nous ne prenons pas trop le temps de nous arrêter malgré les superbes paysages car nous avons un long trajet devant nous. Petite pause déjeuner le midi à Humahuaca, un charmant village à 3 000 mètres d'altitude tout de même... Le faciès des gens n'a rien à voir avec celui observé jusqu'à présent, ils ont le teint mat et les tissus qu'ils portent (surtout les anciens) sont très colorés. On sent que la Bolivie n'est pas loin ! 
Nous faisons un petit tour dans le marché, où nous sommes les seuls touristes, afin d'acheter quelques fruits et légumes pour le déjeuner. Une petite mamie prépare des empanadas tout frais, de quoi satisfaire notre appétit !






Cabildo
Sur la place centrale, de nombreux touristes attendent en filmant la tour du cabildo (hôtel de ville), un air d'Avé Maria retentit... interloqués, nous attendons de voir ce qu'il se passe. En regardant le guide, nous apprenons qu'ils attendent la "sortie" de San Francisco Solano qui émerge tous les jours à midi. Midi passe, puis midi dix, San Francisco est en retard... et puis quelqu'un vient nous informer que finalement, il ne sortira pas aujourd'hui. Déception générale mais à 12h25, la foule afflue de nouveau autour de nous qui mangeons nos délicieux empanadas. Bon, en fait, il va sortir. L'Avé Maria retentit de nouveau, une protection s'ouvre et une statue taille réelle sort effectivement, et simule une bénédiction de la foule et rentre. La coque se referme, certaines personnes sont en pleurs, nous juste un peu incrédules devant la scène !

Nous décidons ensuite de monter au sommet de la place centrale et là, on se rappelle soudain que nous sommes à 3 000 mètres... on s'essouffle très rapidement et les pieds pèsent lourds. Malgré tout, le spectacle en vaut la peine !



Nous reprenons notre route, quittant l'asphalte pour une piste longue de plus de 50 km en direction du petit village d'Iruya. Le paysage devient plus austère, c'est ce que l'on appelle la puna. Après avoir franchi un col à 4 000 mètres, nous redescendons sur Iruya, entourés d'impressionnantes montagnes ! Nous sommes dimanche, les rues sont désertes. Sur le seul espace plat du village, un immense terrain de foot est le centre d'attention de tous les villageois ! L'équipe rouge affronte l'équipe bleue et la foule est enthousiastes ! Enclavés dans les montagnes, après 3h de piste éprouvante, perchés à 2 800 mètres d'altitude, nous assistons au match le plus insolite de notre vie ! Des enfants circulent avec des glacières afin de vendre friandises et boissons fraîches aux spectateurs.



Le lendemain, nous reprenons la piste en sens inverse. Pause du midi à Tilcara où nous en profitons pour aller visiter la Pucara, un site fortifié précolombien. Une partie du site a été reconstruite de façon assez discutable mais cela ne gâche pas notre plaisir ! Nous nous promenons entre les ruines où d'innombrables cardones (cactus) ont poussé. La vue est spectaculaire !



Nous passons la soirée un peu plus au sud, à Purmamarca. Les couleurs de la roche sont incroyables, du blanc, du vert, du rouge, du rose... le mont des 7 couleurs porte bien son nom !



Le soir, au menu soupe locale délicieuse, on ne sait pas trop ce qu'il y a dedans, juste que c'est très bon ! Puis en plat nous dégustons du lama pour la première fois (à la tienne Serge !) en risotto de quinoa pour Sylvain et en ragoût pour Élise (pas très ragoûtée par son plat - les petits lamas c'est mieux à regarder qu'à manger !).

Le lendemain matin, nous reparcourons le sentier los colorados, avec la lumière du petit matin, les couleurs sont encore plus saisissantes !



Nous reprenons ensuite la route du sud. Après avoir plongés dans une mer de nuages, nous passons la ville de Jujuy, puis de Salta pour visiter le sud de cette incroyable région.



A suivre...

Album photo par ici

mercredi 4 juin 2014

Joyeux anniversaire Sylvain !!!!!

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Sylvain (oui nous nous sommes encore le 04 juin ici ;-), donc je profite d'avoir enfin une connection pour te souhaiter un très joyeux anniversaire mon amoureux !
Je suis ravie de partager ce moment avec toi et surtout dans un endroit comme celui-là.
(Chanson de circonstance ce soir : Fallin in love again :-)

Merci aux copains pour la vidéo, nous avons pu voir les premières minutes car notre connection n'est pas super, mais Sylvain trépigne d'impatience de pouvoir la récupérer !
En tout cas, il est très touché.



Donc merci à la famille et aux amis pour tous vos messages ! :-)

Nous arrosons ça, comme il se doit, avec une bonne bouteille de rouge, un bon repas et de la bonne musique et nous pensons évidemment très fort à vous.

Enormes bisous,

Elise

P.S : à défaut de bougies d'anniversaire, on a trouvé un cactus d'anniversaire ;-)

Sylvain, le 04/06/14 :-)


vendredi 30 mai 2014

La mission jésuite de San Ignacio Mini

Nous marquons une petite étape à San Ignacio d'une nuit et une demi-journée, avant notre longue route vers Salta.
Cela fait déjà un mois et deux jours que nous sommes partis et nous n'avons pas vu le temps passé. Nous avons déjà presque bouclé notre programme argentin et pourtant, nous avons l'impression d'être aux prémices du voyage.

A San Ignacio se trouvent les ruines de Missions Jésuites. Ces derniers se sont installés en 1609 au Brésil puis furent chassées un peu plus au sud, en Argentine. 
Pendant cette période, ils ont évangélisé les indiens guaranis, respectant un minimum leur culture et leur langue afin de faciliter leur conversion (par exemple en faisant du guarani la langue officielle des missions). Peu à peu, les Missions s'agrandissent et des épidémies se développent.
A l'époque, l'Amérique latine est encore sous la domination espagnole et portuguaise. Les missionnaires seront dans l'obligation vers 1767, par ordre royal, d'abandonner les Missions. C'est également à ce moment que commencent à éclater les guerres d'indépendance dans différentes régions d'Amérique Latine.

Les ruines sont de toute beauté, en particulier la façade de l'église qui fait face à une immense place centrale recouverte de verdure aujourd'hui.



Elles permettent de bien se rendre compte de l'organisation de la communauté à l'époque. Nous sommes agréablement surpris car nous avions entendu dire que les Missions du Paraguay étaient beaucoup mieux conservées et nous nous attendions donc à trouver vraiment des ruines avec des pierres parsemées de-ci de-là, alors que l'on voit encore très bien les structures (fondations et murs des maisons, portails...).



Voilà pour cette petite pause histoire. En route pour la région de Salta avec un petit périple de... 18h de bus !


Les chutes d'Iguaçu

Nous voilà arrivés à Puerto Iguaçu au petit matin, nous déposons nos sacs à l'hôtel, prenons une petite douche puis direction, le Brésil.

Les chutes d'Iguaçu sont situées à la frontière de 3 pays : l'Argentine, le Brésil et le Paraguay. Nous commençons donc par le côté brésilien. Nous arrivons sur le site et nous sommes estomaqués par l'ampleur des cascades. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, cela ne s'arrête pas à ce que nous avons devant nous, les chutes s'étirent sur 2,7 km et atteignent jusqu'à 80 m de haut.




Actuellement, il fait beau et le débit d'eau est très important, certains chemins seront donc inaccessibles. En 1 seconde, il tombe 1 750 m3 d'eau, c'est-à-dire de quoi presque remplir la fosse de plongée de Chartres (qui met plus d'une semaine à être remplie).



Nous poursuivons la balade jusqu'à la "Garganta del diablo" (la gorge du diable) qui forme un rideau spectaculaire dont la puissance crée un nuage de brume, à presque en croire qu'il pleut.




En plus des chutes, il y a de superbes papillons tout au long du chemin, et des coatis, sorte de lémuriens avec des griffes et des dents pointues. Nous ferons une malheureuse expérience au moment du déjeuner, attirés par les odeurs de nourriture, les coatis deviennent super agressifs et plus rien ne les effrait. Poursuivie par l'un d'entre eux, Elise finira par lâcher la bouffe sur laquelle le coati se rue en à peine 2 secondes. Grosse frayeur !

Coati brésilien (méchant !)

Papillon 88 (regardez ses ailes de plus près)

Le lendemain, nous nous rendons du côté argentin et là, la gestion du parc est bien différente, beaucoup moins commerciale, avec une sensibilité plus grande à l'environnement et la nature. Ici, toutes les poubelles ferment avec un système que les animaux ne peuvent pas ouvrir pour atteindre les potentiels restes de nourritures. (contrairement au Brésil où elles sont grandes ouvertes et où les coatis rentrent complètement). Côté argentin, les coatis sont chassés dès qu'ils s'approchent trop près, notamment des lieux de restauration, afin de ne pas les habituer. Et tout de suite, on sent qu'ils ont un comportement plus naturel et beaucoup moins agressif. Ici ils cherchent leur nourriture dans la forêt et non pas dans les sacs des gens.

Coati argentin (gentil qui fait la sieste)

De ce côté, on approche de très près grâce à de multiples passerelles et on se retrouve tantôt au-dessus, tantôt en-dessous des chutes.
Du coup, les 2 côtés sont très complémentaires, l'un pour avoir le recul, l'autre pour mesurer toute la puissance de l'eau.

Nous observons avec beaucoup d'attention la cime des arbres à la recherche d'un éventuel toucan ou de singes mais nous n'en verrons malheureusement pas. Le temps est couvert et nous décidons de retenter notre chance le lendemain. L'omniprésence des hélicoptères touristiques au-dessus du parc national n'aide pas à observer les animaux sauvages...
Cela valait malgré tout le coup de revenir car nous avons la chance d'avoir un grand soleil et donc des arcs-en-ciel un peu partout. Il y a beaucoup plus d'animaux aussi et le paysage prend des allures de jardin d'Eden.




Nous avons beaucoup apprécié cet endroit qui vaut presqu'à lui seul le voyage.




Nous reprenons la route pour faire une étape à San Ignacio, où se trouve les ruines d'anciennes Mission Jésuites.

A très vite

Album photo par ici

mercredi 28 mai 2014

Esteros del Ibera

Coucou, 

Nous arrivons donc à la gare routière de Mercedes à 5h du matin, nous qui pensions avoir chaud dans le nord, c'est loupé... Ça caille et on ressort gants et bonnet. Notre bus pour rejoindre Carlos Pellegrini, village au bord de la réserve, ne part qu'à 12h30... Deux touristes nous abordent pour savoir si c'est nous qui sommes prévus avec eux dans le pick-up qui doit venir les chercher à 8h. Le chauffeur arrive, mais plus de place dans le pick-up, car se sont deux dames d'une soixantaine d'années qui sont prévues, il nous propose de monter à l'arrière, dans la benne histoire de rester au frais ! ;-)



Nous n'hésitons pas longtemps vu le temps d'attente pour le bus et nous nous amusons de voyager ainsi. L'avantage à l'arrière c'est qu'il y a une belle vue panoramique et nous apercevons déjà de nombreux oiseaux (aigles, hérons, aigrettes), des nandous et nos premiers capybaras (carpinchos en espagnol). 

Notre chauffeur nous dépose dans une jolie auberge où nous allons passer trois nuits.
Le village donne l'impression d'être replongé 30 ans en arrière. Il n'y a pas de bitume, les rues sont faites de sable, pas de panneaux publicitaires, le centre ville n'existe pas et les maisons sont toutes très espacées les unes des autres. Après l'agitation de Buenos Aires, le contraste est saisissant. Une multitude d'animaux se baladent en liberté, des chiens, des poules mais aussi des vaches et des chevaux.

Le parc Esteros del Ibera est une succession de lagunes bordées par une épaisse végétation aquatique, qui constitue de nombreuses îles flottantes se déplaçant au gré des vents.



Chaque Argentin croisé nous pose la même question : "Mais comment êtes-vous arrivés là ? Comment avez-vous entendu parler de cet endroit ?". Nous en avons déduit que les Français se faisaient rares dans le coin...

Nous profitons de ce premier après-midi pour nous promener sur les chemins à l'entrée du parc. Là, une dizaine de carpinchos broute tranquillement. Cela ressemble à un mélange entre un castor, un ragondin et un cochon... étrange mais ils nous sont plutôt sympathiques.



Les mâles peuvent peser jusqu'à 75 kg et le moins que l'on puisse dire, c'est que la bête est placide, rien ne semble pouvoir les empêcher de manger ! Nous n'avons pas encore atteint le premier chemin que trois renards se promènent sur la pelouse, nullement apeurés, on dirait presque des chiens qui se baladent.



Le sentier s'enfonce dans une végétation dense type tropicale. Il s'appelle le sentier des singes et en effet, au bout de 50 mètres, nous distinguons à travers les feuillages des singes hurleurs. Une pause photo s'impose est avant de reprendre notre route. Au détour d'un virage, Élise s'arrête et fait signe d'avancer doucement. Une biche est couchée à une dizaine de mètres de nous...



Le deuxième sentier emprunte une passerelle au-dessus de l'étang. Après quelques mètres, nous observons nos premiers caïmans qui se reposent et profitent de quelques rayons de soleil.



Plus loin, un chat sauvage de Geoffroy se lave sereinement, sans s'inquiéter de notre présence.



C'est ensuite un cerf qui se laisse observer de très près...



Non, nous ne sommes pas dans un zoo, tous ces animaux sont sauvages mais cela semble un peu irréel ! On a du mal à en croire nos yeux, sans compter qu'une multitude d'oiseaux parfois très colorés viennent se joindre au spectacle. 



De retour à l'auberge, nous dégustons une excellente milanesa (escalope milanaise) et le propriétaire nous organise une expédition en "lancha" (barque) pour le lendemain midi. Nous avons hâte !

L'excursion en bateau dure environ deux heures et dès l'arrivée à l'embarcadaire, le spectacle commence puisque qu'une loutre apparait furtivement à la surface de l'eau. 
Le guide nous explique en détail la réserve. Lorsque que l'on arrive près d'une "île flottante", il coupe le moteur et utilise une immense perche en bambou pour déplacer la lancha. Cela nous permet de nous approcher très près des nombreux caïmans, oiseaux, capibaras et cerfs qui peuplent cet endroit. Encore une fois, nous avons à peine le temps de poser l'appareil photo qu'une nouvelle espèce apparaît, pour notre plus grand bonheur !



Nous pensons que deux jours peuvent suffire pour avoir un bon aperçu du parc mais il n'y a pas de transport le dimanche donc nous refaisons la balade de l'entrée du parc. Les singes sont plus nombreux et nous arrivons à les voir davantage.



Nous admirons également avec quelle facilité les capibaras arrivent à nager malgré leur air pataud. A l'heure du déjeuner, un renard s'approche en toute discrétion pour tenter de nous voler notre sandwich !!!

Le soir, nous sympathisons avec un couple d'Argentins qui vivent dans la région de Cordoba. Nous venons d'apprendre les résultats des élections européennes en France, inutile de dire que nous faisons grise mine... Carlos, vétérinaire pour vaches laitières, nous dit de ne pas nous inquiéter, que tout cela est cyclique et que, de toute façon, ce ne sont pas les gouvernements mais les multinationales qui dirigent le monde. Il est impressionnant cet homme d'une soixantaine d'années, avec son bérêt de gaucho, sa clope au coin du bec et son maté à la main. Nous aurions aimé le prendre en photo mais nous sommes pas trop à l'aise avec cela. Avec sa femme, ils nous invitent à venir les voir chez eux, malheureusement, ce n'est pas sur notre route. Dommage !

Le lendemain, départ en bus à 5h30 du matin... s'il ne pleut pas trop car la piste n'est pas praticable sinon... or, il pleut une bonne partie de la nuit. On se lève tout de même, en vain, puis l'on se recouche à 6h pour essayer de finir notre nuit. Finalement, nous partirons à 14h pour Mercedes avec le même chauffeur qu'à l'aller, ainsi que les deux dames que nous avions recroisées entre temps. 
Nous profitons des derniers moments dans le magnifique jardin de l'auberge pour prendre quelques photos des papillons et des colibris qui profitent du soleil revenu.



En discutant avec les dames on leur dit que nous risquons de louper notre bus qui est à 16h20 et que le prochain part seulement à 2h30 du matin. Elles discutent donc avec le chauffeur qui accélère pour essayer de nous amener à temps au terminal. Il nous dépose à la gare routière à 16h15, nous courrons pour sauter à bord où nous acheterons directement nos billets... Nous voilà en route pour les chutes d'Iguazu, nous venons de nous économiser plus de 10h d'attente :-)
Arrivée prévue à 6h45 demain matin ! 

Besitos